Né à Orléans le 8 juin 1950, Alain Vaillant nous invite dans son premier roman à traverser une période trouble du XIXe siècle. Des questions, pas de réponses mais des doutes. Ce texte haletant nous fait aimer ses personnages, tout droit sortis de son imagination.
La vie en Beauce au XIXe siècle, les déviances de la vie, la foi en question.
La vie, la guerre, l’amour, la mort... Le chien de Saint-Lyé-la-Forêt nous raconte la vie d’unpetit Beauceron devenu prêtre. Une jeunesse ordinaire ne
le prépare pas à subir les agressions que lui réserve l’existence. La lumière de l’amour sera-t-elle le cadeau du divain ?
Un destin mêlé d’histoire de France, de l’Église et de la bêtise humaine. La vie, la foi, la guerre, le sang qui coule et l’amour sont les ingrédients de ce roman noir.
extrait
Il est 10 heures 30, je marche le long du Nan, ridicule cours d’eau qui traverse la commune. Cours d’eau, c’est vite dit, il n’y a de l’eau que deux mois par an.
L’herbe est haute, j’ai beaucoup de mal à voir par-dessus. Du chiendent, du liseron, du trèfle, un peu de ronce, des rejetons de colza, de blé et d’orge, poussent dans un désordre naturel et forment un tapis glissant, couché par le passage et mouillé par la
rosée. Sur le côté droit, une anthémis des champs perd ses pétales et une mauve alcée est butinée par un bourdon bruyant. La mauve alcée est plutôt rare dans notre région. Elle préfère la chaleur et les sols sablonneux.
Je connais bien ce chemin, je l’empreinte chaque jour, à la même heure. Je vais et je viens, par-delà les chemins du village, au gré de mon humeur, au gré de mes envies, au gré du temps… En fait, je fais quasiment le même trajet chaque jour, à la même heure. Ce village, je le connais par coeur. C’est Saint-Lyé-la-Forêt, c’est mon village. Il a bien changé depuis que je le connais.